Rapport Palmer: la critique de Gisha.

L’EJIL a publié un article intéressant de Tamar Feldman, avocate et directrice du département juridique de Gisha, le centre juridique pour la liberté de mouvement. Elle conteste les conclusions du rapport Palmer visant à opérer une distinction entre les fermetures aux frontières terrestres et maritimes. Pour rappel, la commission justifie sa position par le fait que la fermeture terrestre a commencé avant le blocus. De plus, la première a varié en intensité alors que le second a été continu. Enfin, les deux répondent à des objectifs différents: si le blocus a un but sécuritaire, le rapport ne précise pas celui de la fermeture terrestre.

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Rapport Palmer: la réponse d’un groupe d’experts indépendants auprès de l’ONU

Un groupe d’experts indépendants auprès de l’ONU (Olivier de Schutter, rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation; Arnand Grover, rapporteur spécial sur le droit de toute personne au meilleur état de santé physique et mentale; Catarina de Albuquerque, rapporteur spécial sur le droit à l’eau potable et à l’assainissement; María Magdalena Sepúlveda Carmona, rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits humains; Richard Falk, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés) vient de critiquer les conclusions du rapport Palmer.

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Les forces de Kadhafi ont employé des boucliers humains lors des attaques de l’OTAN au sud de Misrata en avril et mai 2011

L’emploi de boucliers humains est une des caractéristiques des conflits asymétriques contemporains. Face à la supériorité technologique du belligérant adverse, le belligérant « faible » militairement utilise des boucliers humains comme méthode de guerre afin de contrer les attaques auxquelles il ne pourrait faire face avec les armes et les forces à sa disposition. L’objectif est de dissuader l’adversaire de frapper un objectif militaire ou des combattants, sous peine de tuer des innocents ou des cibles illégitimes. Par cette méthode, on cherche à créer un impact médiatique destiné à affaiblir le moral de l’adversaire. Il s’agit de délégitimer l’Etat visé aux yeux de la communauté internationale, de ses alliés, des organisations internationales, des organisations non-gouvernementales (ONG). Cette technique a été employée en Afghanistan par les Talibans contre les troupes de la coalition; elle a été employée par les insurgés irakiens contre les troupes anglo-américaines. Le conflit libyen ne fait pas exception.

C’est ce qui ressort du rapport de Physicians for human rights (PHR) sur les violations du droit international humanitaire (DIH) pendant le siège de la ville de Misrata au printemps 2011. Lire la suite…

Les enseignements du rapport Palmer.

Le rapport de la commission d’enquête, constituée par le Secrétaire Général des Nations Unies le 2 août 2010, a été rendu public cette semaine. Même si la commission indique à plusieurs reprises ne pas être une Cour statuant sur les responsabilité juridiques, ses conclusions étaient attendues après la publication des rapports turque, israélien ainsi que celui du Conseil des droits de l’Homme.

– la commission conclut à la légalité du blocus israélien sur la bande de Gaza. Nous avions abordé cette question dans un article antérieur. Là n’est peut-être pas le plus intéressant. Lire la suite…

Des crimes de guerre commis pendant le siège de Misrata

Alors que la communauté internationale prépare l’après-Kadhafi, les premiers bilans humanitaires sur la guerre commencent à être dressés.

Ainsi, l’ONG Physician for Human Rights (PHR) a rassemblé des preuves démontrant que des crimes de guerres ont été commis pendant le siège de la ville de Misrata en juin 2011. L’enquête de PHR repose notamment sur 54 entretiens conduits auprès d’habitants de Misrata et de villages alentours.

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