L’efficacité des frappes de drones en question

Dans son grand discours du 23 mai 2013 à la National Defence University sur la politique américaine en matière de contre-terrorisme, le Président Barack Obama évoquait la nécessité de mettre fin à la « guerre contre le terrorisme » douze ans après les attentats du 11 septembre 2001. « Cette guerre, comme toutes les autres guerres, doit finir. C’est ce que l’Histoire conseille. C’est ce que nos démocraties demandent » indiquait-il, solennel. Qu’en est-il un an plus tard ? « Al-Qaïda et ses affiliés (…) continuent de présenter une menace sérieuse pour les États-Unis (…) », indique le dernier rapport sur le terrorisme du Département d’État. Celle-ci « continue d’évoluer rapidement en 2013 avec un nombre croissant de groupes dans le monde ». Si l’organisation « centrale » a été diminuée suite notamment aux frappes de drones, elle est loin d’avoir disparue comme en témoigne la reprise de ces dernières au Pakistan les 11 et 12 juin 2014 après une pause de six mois. Mais c’est surtout la fragmentation du terrorisme international qui a rendu sa menace plus diffuse et plus aiguë, comme le rappelait récemment le Président américain dans son discours à l’Académie militaire de West Point. La prolifération des groupes jihadistes à la faveur d’un conflit syrien débordant sur ces voisins l’atteste. Ainsi, le risque de voir un pays comme l’Irak s’effondrer est tel que l’administration américaine n’a pas exclu d’intervenir militairement dans ce pays. À la veille d’éventuelles frappes de drones en Irak, il convient de s’interroger sur leur efficacité en reprenant quelques études récentes.

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