Faut-il être humain pour appliquer le droit international humanitaire?

C’est la question qui ressort de la lecture du dernier rapport de Human Rights Watch (HRW) intitulé « Losing Humanity »  dans lequel l’ONG conclut à l’incapacité des armes autonomes à se conformer aux standards du droit international humanitaire et à assurer la protection des civils en temps de guerre.

HRW s’inquiète du développement de robots autonomes qui seraient une réalité d’ici une vingtaine d’années. Les germes de cette évolution existent déjà avec les systèmes de défense automatique. Pour prendre un exemple d’actualité, on peut citer le système de défense antimissile israélien « Dôme de fer » chargé d’intercepter les roquettes lancées depuis la bande de Gaza. Ce type de système détecte la présence d’un missile ennemi et répond automatiquement afin de neutraliser la menace.

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Dommages civils en Libye: l’exemple de Majer.

Le cas le plus important de dommages civils résultant d’une frappe de l’OTAN a eu lieu dans la ville de Majer dans la zone de Al Huwayjat, le 8 août 2011. Ce cas est intéressant car il regroupe deux des causes de dommages les plus fréquents dans les conflits contemporains: une identification positive ratée plus un  dysfonctionnement supposé de l’arme, le tout brouillé par une certaine dose d’incertitude.

 

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Première analyse des dommages civils causés par les frappes de l’OTAN en Libye.

Selon une enquête menée sur le terrain par le New York Times, les frappes aériennes de l’OTAN auraient causé au moins 40 victimes civiles, voire plus de 70, dont au moins 29 femmes et enfants. Le journal a produit un rapport de 27 pages portant sur neuf attaques distinctes ayant causé des victimes civiles non intentionnelles. L’enquête s’est déroulée sur 25 sites dont Tripoli, Misrata ou encore Brega. Plus de 150 objectifs (des bunkers, des bâtiments ou des véhicules) ont été visés. 7700 bombes ou missiles ont été largués au cours de milliers de sorties des avions de l’OTAN.

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