De la constitution des bases de données à la confirmation de l’objectif dans le ciblage appliqué à la « guerre contre le terrorisme ».

Les données recueillies au cours de l’analyse de l’objectif sont rassemblées dans des dossiers. Selon Gregory McNeal, ils contiennent les informations relatives à la manière dont l’objectif a été validée, l’autorité qui l’a approuvé et à quelle étape du processus, ainsi que les dommages collatéraux potentiels identifiés et associés à l’objectif.

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Ces dossiers sont continuellement mis à jour. Au gouvernement, ces informations sont dorénavant contenues dans les « Electronic Targeting Folders » (EFT), eux-mêmes partis d’une base de données plus large, connue sous le nom de « disposition matrix ».

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« Disposition matrix »: le traitement gradué de la menace terroriste.

The Atlantic vient de mettre en ligne un article signé Daniel Byman et Benjamin Wittes sur le fonctionnement de disposition matrix, cette base de données continuellement mise à jour sur des personnes suspectes de terrorisme et préconisant les actions susceptibles d’être opérées contre elles.

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L’article étudie le cas spécifique du citoyen américain afin de montrer l’étendue des actions possibles contre lui. L’emploi controversé de la force létale constitue l’étape ultime. Avant de la franchir, les États-Unis dispose d’un panel d’actions non létales dont le caractère militaire monte en intensité à mesure que les options diminuent et que la menace augmente. Dès lors, on peut constater que les mesures de maintien de l’ordre et le traitement pénal du terrorisme tiennent une place importante dans la « guerre » des États-Unis contre celui-ci. Inversement, les actes militaires semblent constituer une mesure d’exception, lorsque les autres moyens ont échoué.

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« Disposition matrix »

C’est le nom d’une nouvelle génération de liste d’objectifs révélée par le Washington Post. Elle contiendrait les noms de personnes suspectées de terrorisme. Elle se distinguerait de la traditionnelle « kill list » en ce que les actions envisagées contre elles ne se limiteraient pas à la force létale. Son objectif serait de mettre à « disposition » des personnes contre lesquelles il serait susceptible d’agir.

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