Forces spéciales et port de l’uniforme.

Les forces spéciales, notamment le JSOC,  ont été un moyen privilégié par l’administration Obama dans la lutte contre le terrorisme. L’expression désigne les forces militaires ou paramilitaires « spécialement organisées, entraînées et équipées en vue [de remplir] des objectifs militaires, politiques, économiques, ou d’information par des moyens non conventionnels dans des zones hostiles, interdites ou politiquement sensibles ». A l’instar des drones, elles correspondent à un usage précis et discret de la force létale permettant d’éviter les désagréments médiatiques de l’envoi de troupes au sol. Indissociables de la « guerre de l’ombre » du Président Obama, elles peuvent également contribuer au flou juridique introduit par celle-ci.

Elles posent notamment la question du port de l’uniforme par les forces armées. Ainsi, au lendemain de l’intervention en Afghanistan, l’US Army Civil Affairs prenait part à des missions d’assistance humanitaire habillé en civil. Cette branche des forces spéciales rencontra l’opposition des ONG. Quelques mois plus tard, le port de l’uniforme était rétabli.

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« Guerre ciblée »: la détention.

Dans un article paru récemment, Richard H Pildes et Samuel Issacharoff rendent compte des conséquences de la transformation de la guerre sur le ciblage des objectifs militaires, plus particulièrement des combattants.

Dans la guerre dite « régulière », ceux-ci peuvent faire l’objet d’une attaque en raison de leur statut. C’est en raison de leur appartenance aux forces armées que ceux-ci peuvent être neutralisés (attaquer ou capturer). Comme nous l’avons vu, ce critère de l’appartenance permet d’inclure dans les objectifs militaires aussi bien le combattant stricto sensu que le cuisinier ou le chauffeur.

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