« Disposition matrix »

C’est le nom d’une nouvelle génération de liste d’objectifs révélée par le Washington Post. Elle contiendrait les noms de personnes suspectées de terrorisme. Elle se distinguerait de la traditionnelle « kill list » en ce que les actions envisagées contre elles ne se limiteraient pas à la force létale. Son objectif serait de mettre à « disposition » des personnes contre lesquelles il serait susceptible d’agir.

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Le test d’Harold Koh dans le choix des objectifs des assassinats ciblés.

Dans son livre Kill or capture: the war on terror and the soul of the Obama Presidency, le journaliste Daniel Klaidman révèle que le conseiller juridique au Département d’Etat, Harold Koh, emploie quatre critères pour justifier un assassinat ciblé:

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L’émergence d’un critère de la proximité géographique dans les frappes de drones.

Dans un rapport critique sur l’usage des drones par l’administration américaine dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme, le Center for civilians in conflict et la Human Rights Clinic de l’université de Columbia mettent en lumière le caractère dual de cette technologie, à la fois plus « humanitaire » mais étendant le spectre de la guerre.

En permettant de surveiller en temps réel sa cible pendant une longue période, le drone a amélioré les capacités de précision de l’armée américaine. Cependant, il a aussi permis d’allonger la liste des personnes susceptibles d’être attaquées. En effet, la possibilité de surveiller 24 heures sur 24 un objectif peut conduire à repérer des individus semblant engagés dans des activités de soutien au terrorisme. Or, ces « combattants de bas niveau » auraient été auparavant soit ignorés, soit détenus pour être interrogés puis libérés. Parce que la technologie permet dorénavant de les cibler et de les engager, ces individus peuvent être attaqués.

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Surcharge de données et dommages collatéraux.

Le 13 février 1991, durant la guerre du Golfe, un F-117 frappait un bunker abritant le siège de la Mukhabarat, les services de renseignements du parti Baas. Or, le bâtiment abritait également les familles du personnel : 200 à 300 civils, dont une centaine d’enfants, mourraient suite à cette frappe. Le bunker servait de refuge pour échapper au bombardement aérien. Pour HRW, un manque d’information relatif à l’identification de l’objectif serait à l’origine du drame.


Le droit international humanitaire requiert de « faire tout ce qui est pratiquement possible pour vérifier que les objectifs à attaquer ne sont ni des personnes civiles, ni des biens de caractère civil, et ne bénéficient pas d’une protection spéciale, mais qu’ils sont des objectifs militaires ». C’est un préalable indispensable au respect du principe de distinction.

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